J ai faim de toi

Tu étais à côté de moi. Tu faisais attention à moi. Tu étais tendre avec moi. Je m enivrais de ta douceur. Elle était comme le rayon du soleil effleurant ma joue. Tu me remplissais de joie.

Mes yeux s ouvrirent. La rosée planante s estompit.

Je me rappelais de ton silence, de ton absence.

Tu ne me parles plus comme si je suis morte.

Tu ne me réponds plus comme si je n existe plus.

Un an à peine je recevais ton message plein de tendresse me souhaitant bonne année.

Quelques mois après il ne restait plus rien de ce souhait de bonne année. Peut être que c était une plaisanterie de ta part. Tu as peut être confondu le poisson d avril avec le nouvel an.

Je te regrette amèrement.

Je ne peux revoir tes photos sans un pincement de coeur.

Pourquoi tu es parti. Il me reste encore tant d amour pour toi.

Ne me laisse pas devenir l ombre de ton ombre , l ombre de ton chien.

J ai envie de revoir ton regard tendre.

J ai envie d avoir ce bonheur immense de te serrer contre moi.

J ai envie de tes câlins.

J ai faim de toi.

Ma réponse à Michelle Sibony

Michelle Sibony ce n’est nullement parce que vous êtes juive que je vais soudainement prendre ce schéma direct antisémitisme- Israël.

Vous répondez à Michel Boujenah qui posait la question dans On n’est pas couché « Qu’es ce qu’on a fait de mal pour être haï ( parlant des juifs) « .

Dans la vidéo Madame Sibony répond directement: Israël

En fait les juifs quand ils sont haïs c’est qu’ils l’ont bien cherché c’est de leur faute. De même quand une femme est violée c’est qu’elle était mal habillée.

C’est juste insupportable de trouver des raisons à l’antisémitisme.

On peut critiquer Israël mais on n’a pas le droit d’en faire une raison pour haïr les juifs

Je le vois. Les gens qui de toute façon n’accepte même pas l’Etat d’Israël vous diffuse  » vous voyez; c’est une juive qui le dit »

« Mais non on n’ est pas antisémite la preuve une juive est d’accord avec nous ».

Oh mais je ne suis pas raciste mon ami est noir.

La question n’est pas du tout le droit de critiquer. La question est pourquoi on critique.

Certains critiquent pour que ça aille mieux et d’autres par haine.

Mais non elle ne peut pas être antisémite elle est juive..

Juive ou pas juive on ne va pas donner une seule raison à l’antisémitisme.

Ce discours très dangereux car certains vont tuer des juifs dans le monde  » pour défendre les palestiniens ».

On n’a pas besoin d’exporter le conflit, la haine.

Celà ne veut nullement dire l’absence de la critique.

Le milieu culturel israélien ne s’en prive pas ni les associations.

Certes oui le gouvernement israélien met des freins aux associations de gauche et j’ai entendu celà dans une radio juive française. Vous voyez que la critique est possible

Mais quand on va donner des raisons à une haine non.

Je le vois ce soir. Vos propos font jubiler ceux qui de toute façon font de « sioniste » une insulte.

J’en vois qui me disent « quoi sioniste » oh là là
Ecoutez moi j’ai fait mon propre chemin d’information.

Lire Pour des états généraux autour du mot « sionisme »

Votre propagande est si grotesque que je ne l’ai pas cru.

Je ne suis pas une machine.

Je suis allée voir par moi même.

Et c’est beaucoup plus riche que les simplistes « sioniste -antisioniste ».

Des palestiniens travaillent militent avec des « sionistes ».

Charles Enderlin donne une bonne définition dans un de ses tweets

« Il y a un sionisme libéral pour un Israël sans l’occupation des territoires palestiniens. La on va vers l’état binational où les juifs seront minoritaires C’est l’échec du sionisme de Théodore Herzl »

On ne peut pas dire que Charles Enderlin a toujours été tendre avec la politique israélienne.

Quand on veut défendre la paix, il faut comprendre l’autre.

C’est pourquoi à Sderot ville qui reçoit des roquettes ,des israéliens ont créé un mouvement « Une autre voix » qui consiste à la fois de montrer que tous les israéliens ne cautionnent pas les bombardements à Gaza et d’autre part qui consiste à faire connaître aux israéliens la vie des palestiniens à Gaza. « L’autre voix »
La voix de cet autre , de ces palestiniens.

Ils ne veulent plus d’échanges roquettes et bombardements

Ils veulent des échanges humains.

A la limite s’échanger sur la tronche des pois chiches pour revendiquer la paternité du humous « non c’est israélien » « non c’est palestinien » comme des enfants.

Avant de partager un bon plat de humous » De toute façon c’est à nous deux. Et puis c’est pareil. C’est bon

En savoir plus sur « Une autre voix »

La « vraie vie » de ministre

Un ancien ministre de Mitterrand a dû payer une amende pour avoir voyagé sans billet de train. Il n’était pas au courant de la fin du privilège pour les anciens ministre de voyager gratuitement.Il s’est dit « humilié « . Et les réseaux sociaux s’emballent « ah bienvenue dans la vraie vie ».

Les réseaux sociaux parlent de ce qu’ils ne connaissent pas. Ils n’ont pas le niveau pour comprendre certaines choses. Et pendant qu’ils rigolent; ils ne travaillent pas. Sûr ceux qui ricanent ce ne sont que des fainéants qui ne saisissent pas le sens de l’effort.

Lui monsieur l’ancien ministre sait ce que c’est l’effort. Son privilège de billet gratuit était à la hauteur de son effort fourni au service de notre grand pays la France. J’aimerai vous y voir à sa place. Vous pensez que ministre c’est de la bronzette à la plage de Saint Tropez? Vous ne voyez que la fumée des paillettes? Les étincelles du prestige?

Détrompez vous? Des journées sont remplies de problèmes. Nos décisions déplaisent forcément à certains car gouverner c est choisir.

Ces sarcasmes se drapent de défense d une justice. Mais le fond est rempli de jalousie. Vous aimeriez jouir du même privilège.

Bandes d abrutis le vrai socialisme n est pas de d’ôter ce privilège mais de l étendre: gratuité des transports pour toutes et tous

25 novembre:l’une des journées contre les violences faites aux femmes

C’est une torture morale qui agit sur moi.
ça torture au fond de moi.
Un coup de chaud, un coup de froid.
Un coup de la tendresse, un coup du mépris.
Quand je pensais pouvoir me poser sur le sol de cette maison.
Une trappe s’ouvrait et la corde qui était dessus n’était pas là pour me tenir mais pour me pendre.
ça m’écorchait la peau. Ma peau sensible. Ma peau frêle.
Cette peau qui se faisait si douce lorsqu’elle effleurait sa main.
Cette main que j’ai tenu. Cette main qui m’a tenu. Cette main qui m’a frappé. Cette main qui m’a retenu lorsque j’ai voulu m’en aller.
« Pardon j’étais énervé ». Cette main redevenait douce. Il me serrait dans ses bras. Je ne savais pas s’il allait me câliner ou me tuer. J’avais peur. Je devrais être folle de joie de sentir son affection. Je la savais temporaire. Je savais qu’elle pouvait se changer en jalousie féroce.  Il ne supportait pas ma vie en dehors de lui. « Où tu vas? Quand tu rentres? Pourquoi tu es rentrée tard? Tu étais avec qui? Je ne veux plus que tu le vois, que tu la vois?  Il lisait mes lettres, mes textos. Je n’arrivais pas à réaliser que l’homme que j’ai aimé s’est transformé en bourreau. Comment se jette – t-on dans la gueule du loup sans s’en rendre compte au début. Sans réaliser. C’est ça: R-E-A-L-I-S-E-R
Je ne savais pas à qui parler. Je ne voulais pas dire que je m’étais trompée. Je n’arrivais pas à le quitter. Bizarre; j’avais envie à la fois de rester et de m’enfuir.
La matin même il me disait: « je t’aime ». Le soir il me disait: « Tu mérites d’aller à la poubelle avec les ordures » ou  » Tu sais ouvrir une fenêtre. Vas-y et jette toi »
Il était malin. Il évitait des bleus sur mon corps. Les violences physiques font mal. Des femmes subissent les violences physiques. Les coups physiques ça fait mal et ça se voit.
Les coups moraux ça fait mal et ça ne se voit pas.
J’avais peur de me confier. J’avais peur de ne pas être crue, comprise.
J’ai honte de moi. Je vais noyer ma honte dans la rivière. Je lui ai laissé un mot sur la table pendant qu’il prenait sa douche « Adieu ».
Pour toutes les femmes victimes de violences. Pour une société sachant accueillir la douleur de ces femmes. La considérer. Ne pas la relativiser.

Des révolutions pour la vie, la liberté, la justice, la dignité

Nous avons fait la révolution pour la liberté et la dignité

Nous aimons la vie. Nous voulons nous épanouir dans notre pays

Nous ne voulons pas de cette culture de la mort

Nous en avons assez du sang coulé. Quand ce ne sont pas des balles de militaires, de policiers, ce sont les détourneurs de religion.

Nous en avons assez des assassinats politiques. Nous en avons assez de voir nos compagnons de lutte perdre la vie pour avoir porter nos rêves.

Nous avons tant de richesses et d’intelligences.Nous avons le soleil, des paysages mirifiques ; Nous voulons profiter de la mer, non pas à y noyer nos chagrins.

Nous en avons assez des pluies de larmes

Nous en avons assez de voir des cercueils sortir drapés suivi par un veuf, une veuve, un orphelin, une orpheline. Nous voulons la vie, pas la mort. Nous voulons la vie, pas le cimetière. Nous voulons la vie pas porter les deuils. Ils auraient pu vivre. Ils auraient pu vivre. Ils auraient pu vivre.

 

S’il y a un Dieu, pourquoi a t il donné ce pouvoir d’enlever la vie ?

D’Algérie au Liban, de l’Egypte à la Tunisie passant par Libye  et la Syrie. Samir Kassir , Farug Foda, Chokri Belaïd ; Mohamed Brahmi, Salwa Bugaighis , Matoub Lounes, Tahar Djaout, Nabila Djahnine  , Ghiat Matar…

 

Nous avons fait la révolution car nous avons assez de la faim, de la misère, du mépris. Car nous sommes des êtres humains et que vivre ne doit pas être du luxe. Nous en avons assez de survivre.

Nous avons assez de trouver nos bonheurs  que dans nos rêves. Nous avons fait la révolution pour voir les fruits de nos labeurs ; de nos sueurs.

Nous nous sommes donnés la main. Nous avons chanté nos espoirs. Nous avons chanté nos promesses de ne pas abandonner nos droits. Nous ne sommes pas leurs sujets ; nous sommes citoyens de notre pays. Notre cher pays. Du sang et des larmes ont arrosé les fleurs de l’indépendance. Mais un pays n’est indépendant qu’avec des citoyen émancipés.

Nous voulons décider de notre destin.

Mais d’autres nous veulent courbés ; d’autres nous voient en esclaves, d’autres nous voient comme des ombres, d’autres veulent nous voler notre parole, d’autres veulent exploiter nos richesses et nous laisser mourir dans la poussière et n’ayant  plus que nos squelettes pour nous porter. Mais nous ne sommes pas fous. Nous ne sommes pas morts. Nous ne sommes pas couchés. Nous restons debout. Alors ils détruisent ce que nous aimons, la création humaine, nos monuments, dégradent nos héros et héroïnes de notre panthéon. Et ils assassinent.

 

On me demande souvent ici ou là mais où sont vos grands intellectuels, où sont vos Zola, vos Hugo, vos Olympe de Gouge, vos Lucie Aubrac.

Vous les trouverez dans les prisons et dans les cimetières. Ici ou là, l’amour de la liberté et de la justice se paie ici par la vie.

 

Les révolutions ne se font pas en une année. Les révolutions mettent un temps à se forger. Et un jour le mur de la peur tremble. Et un jour l’immobile montagne crache ses feux. Et un jour les torrents de révoltes gagnent contre les digues pourtant construits comme inamovibles

 

Et puis il faut reconstruire tout en veillant sur les nostalgiques des anciens régimes, des privilégiés qui aiment vivre leur richesse sur le dos du peuple. Oh ce dos là est bien large car construit sur des millions d’âmes. Et l’ennemi des libertés et de justice a différent visage. Emprisonnés et torturés hier par les uns, assassinés aujourd’hui. Les criminels se lient en une chaine étranglant les vies coupables de se rebeller contre l’arbitraire et la tyranie qu’elle soit politique militaire ou religieuse.

 

Nous nous rassemblons pour rendre hommage à nos frères et sœurs de luttes. Nous pleurons notre colère et nos rages ; notre dégoût et notre écoeurement. Nous avons envie de tomber à genoux de douleurs. Mais quand nous revoyons vos visages, quand nous nous souvenons de vos mots. Quand nous nous souvenons de nos nuits et nos jours de marches de manifestations de procès de slogans ; quand nous relisons notre histoire, quand nous nous remémorons les écrits et images de nos créateurs quand nous réécoutons nos chansons nous nous disons, il n’y a pas de raison, notre terre est belle ; Il n’ y a aucune raison qu’ici la liberté et la dignité ne soient une réalité. Nous avons nos Zola, nous avons nos Olympes de Gouge Nous avons nos Jaurès Nos Condorcet Nos Lucie Aubrac.

Cher(e)s camarades ;, le meilleur hommage qu’on peut rendre à un(e) militant(e) assassiné(e)s c’est de poursuivre sa lutte. Que faites vous demain ? Et si nous allons manifester à la place des droits de l’Homme. Nos camarades disparus continueront à vivre dans les entrailles de nos luttes.

Ecrit le 28 juin 2014

Pour des vies en fête

Ça arrive quand on donne beaucoup aux autres. Il y en a qui ne voient pas.
Des gens ne voient pas ceux qui les aiment.
L empathie forte fait partie de l  » Adn » des hypersensibles.
Vouloir donner du bonheur peut parfois être difficile.
L indifférence.
Quand on privilégie l être humain à son statut.
Quand on déteste l hypocrisie et que les paillettes ne nous fascinent pas.
Quand on est des pauvres qui galérons mais l égoïsme nous est étranger on refuse même ce qu’on  donne.
On me dit : sois égoïste
Je ne sais pas l être. Alors certains profitent de ça. Puis quand ils se sont bien servis tournent le dos. Certains vous voient comme une naïve zombie.
Sois égoïste on te répète.
Je n aime pas l égoïsme. Je n aime pas l indifférent.
Combien de livres de films de chansons parlent de besoin d humanité. Dans la vraie vie on dira que c est bisounours.Sur un écran c est  » bouleversant, tendre, touchant ».
Moi je ne veux pas être égoïste.
Je milite contre l indifférence.
Avec moi ne soies pas égoïste
. Vive la convivialité partagée dans ce monde. Vive la solidarité pour des vies en fête.

Sur ce je vais réécouter le discours de Charlie Chaplin. Ses mots justes et beaux redonnent toujours du courage. Il me dit: Tu n’es pas seule.

 

La tendresse en silence

Il y a des silences froids. Des silences blessants. Des silences de morts. Des silences aussi profonds qu un abîme.

Mais son silence est doux. C est un beau silence. Les arcs en ciel sont aussi silencieux. Ils sont si beaux.

Son silence est aussi éblouissant qu un arc en ciel.

Dans un silence il me regarde.

Je suis remplie de bonheur par sa présence.

La tendresse de ses yeux me couvre d un châle en soie.

Nos coeurs frémissent de joie par nos échanges d affection.

Pas besoin de se rassurer en se disant je t aime. On le sent si fort.

Un cadeau luxueux serait si minuscule à côté de cette relation si belle.

Nos regards échangent nos secrets.

Nos silences parlent pour nous.

C est si beaux les yeux. Ses couleurs, ses petites flammes de vie, ses cils légers.

Par nos yeux nous nous embrassons.

Nous nous comprenons sans se parler

J aime la tendresse de ses yeux.

J aime les caresses de son regard.

Je l aime.