Pourquoi on ne naît pas avec un gps de vie?

Parfois dans la vie, il y a une de ces violences.
On est comme des gens qui essayent de marcher contre un vent violent..

Parfois sans rien faire on n a pas changé la vie sourit. Des gens ont des mots ou des gestes qui nous touchent.

Parfois on est mal et on ne sait quoi faire..parler et embêter l insouciance..se taire..garder..

Parfois parler mais à qui? Le nombre de  » je n ai pas le temps » qu on entend dans la société

Parfois soudain aller bien et se ficher  des désagréments.

Bref la vie est belle dure bizarre absurde

Et la chance qui choisit sélectionne.

Il paraît que c est notre chance nos difficultés. C est ce que disent les clown et Goldman.

Sans parler des relations humaines.

Un jour quelqu’un vous regarde vous aime
Un jour il ne vous aime plus il ne vous connait plus

Des gens passent comme des étoiles filantes ,
d autres sont de sorte d arbres indéracinables.

Pourquoi on ne naît pas avec un gps de vie?

Pour des états généraux autour du mot « sionisme »

Après la déclaration de Macron  » « Nous ne céderons rien aux messages de haine, nous ne céderons rien à l’antisionisme car il est la forme réinventée de l’antisémitisme », certains jubilent, d’autres protestent.

Quand les uns applaudissent , d’autres suggèrent à Macron des manuels car  ils contestent l’association du mot antisémitisme au mot antisionisme.

Garder son calme et pour un coup vraiment se sentir insensible des passions

En cause les mots sionisme ou antisionisme.

Pour les uns sioniste  c est être pour l existence de l Etat d Israël.
Pour les autres c est synonyme de colonisation.

Dans ce cas que fait on de l association sioniste la paix maintenant qui lutte contre la colonisation à travers notamment son observatoire de colonisation.

J’ai autre chose à faire que de m’étriper avec mes amis juifs sur ces mots.

Et surtout je les ai écouté.

Heureuse d’avoir su prendre mes distances et ainsi pouvoir mieux comprendre et apprécier le monde.

Qui suis-je?

Je suis une amoureuse de la paix, des cultures, du respect des droits humains.

J’ai toujours eu une attitude constructive vis à vis du conflit israélo palestinien.

J’ai toujours pensé mettre mon énergie du côté de ceux qui agissent pour que ça change.

J’ai grandi dans une atmosphère où on était pro-palestinien. J’ai vécu 18 ans en Tunisie.

Lorsque je suis venue en France, j’ai voulu connaître l’autre point de vue, le regard de ceux qu’on me présentait comme monstre. Je n’ai jamais eu de vision manichéenne.

L’aspect nationaliste m’ennuie. Pour moi des deux côtés il y a des êtres humains.

C’est l’humain qui m’intéresse. Des deux côtés ces êtres humains ont le droit à une vie digne libre sûre. Les enfants d’Israël et de Palestine ont le droit de grandir sans peur de la guerre et réalisant leurs rêves.

La haine n’est pas ma valeur. La solidarité, la fraternité le sont.

Parce que j’en ai marre des cycles de tension.

Parce que je sais par mon vécue la richesse infinie magnifique des amitiés sans frontières. Ce qu’on gagne à se mettre juste à écouter, comprendre l’autre.

Envie de m’engager dans le constructif, refuser l’importation ici du conflit israélo palestinien. Et défendre là bas toute initiative qui rapproche, qui permet la compréhension.

Un siècle à s’étriper, à s’entretuer ; à s’invectiver.

Il suffit d’un mot pour bloquer les esprits.

Moi rien ne me bloque à part les passions nationalistes,bornées.

Dire cela n’est nullement nier les souffrances.

Au contraire dire cela, c’est être attachée viscéralement à l’être humain qu’il soit israélien ou palestinien.

Ce soir sur mon fil d’actu c’est à distance des indignations ou des cris de victoire. On a le droit évidemment.

Mais je me sens étrangère à cela.

On s’étripe à cause des généralités supposées. La réalité est faite de nuance.

Comme un ciel au coucher du soleil avec toutes ses couleurs.

Je respecte totalement les révoltes.

 

Mais depuis le début dans cette histoire, je me sens des deux camps.

Depuis toujours même quand je n’avais que le point de vue d’un camps.

Ce qui est triste c’est de constater que des gens partageant les mêmes idées de progrès se séparent à cause de deux mots: sionisme et antisionisme . Car les deux côtés n’ont pas la même définition.Incroyable que depuis 70 ans on s affronte autour du mot sionisme alors qu il n a pas la même définition pour tout le monde.

Moi perso j en ai franchement marre qu un mot provoque tout le temps des tensions.

Et si avant d accuser l autre on commençait par l écouter et le comprendre?

Pour des états généraux pour se mettre d accord sur le mot sionisme!

Ce qui est drôle c’est que dans cette histoire, ce sont des israéliens et des palestiniens qui me remontent le moral quand je les vois sur place balayer les divisions et tout simplement se regarder en être humain et se dire qu’ensemble on peut faire des belles choses.

« Je vais te violer » à tue tête depuis la prison de Dijon

Hier 14 juillet 2017  depuis ma fenêtre j entend un mec depuis la prison de Dijon hurler :

Marie je vais te violer

Marie reine des putes.

J ai ensuite entendu des cris.

Je cherche le numéro de la prison j appelle. J explique: j habite en face de la prison et j entend un mec hurler marie je vais te violer.Marie reine des putes.

Le monsieur me répond appelez la police.

J appelle la police et je leur explique la situation. Le monsieur me répond :on va voir avec nos collègues

Aujourd’hui 15 juillet ça recommence j entend à nouveau : Salope on va la niquer

Je m inquiete pour cette Marie.

Ce n est pas possible de laisser un gars hurler des menaces.

Que fait la prison de Dijon contre les agressions verbales?

Vive les voix libres

J’observe quelque soit le pays les gens qui pensent librement, osent aller à l’encontre d’une pensée unique, s’attardent à critiquer que ça soit la Chine, Israël ou les pays arabes, je pense à Liu Xiabu, Zeev Sternell, Sari Nusseibeh, Kamel Daoud, Mohamed Kacimi.
Ils reçoivent les foudres d’une partie ( et sont heureusement soutenus par d’autres) sont tous accusés de traîtrise ect.
 
 
Moi au contraire quelque soit les pays; j’aime les voix critiques de l’intérieur; les voix libres qui écoutent leurs lucidités.
 
Je partage totalement le point de vue d’Amos Gitai quand il dit aimer son pays, c’est être capable d’être critique.
 
Bien sûr il faut aussi être fière des belles choses.
 
Mais moi dans l’Histoire,je suis fière de tous ceux qui se sont battus contre l’absolutisme, contre l’esclavage, contre le machisme, contre les crimes nazis, contre la torture.
 
Je suis fière de tous ceux qui se sont levés contre la bêtise, dénoncent les oppressions, s’en prennent à ce qui est liberticide.
 
Dans l’Histoire, j’ai toujours été passionnée par ces réveils culturels osant explorer des possibles jusque là interdit.
 
Pour moi ce sont les voix libres qui font avancer un pays.
Samir Kassir était à la fois un amoureux du monde arabe mais un exigeant amoureux qui n’hésitait pas à fendre la critique, à piquer des colères contre les bêtises.
Il a d’ailleurs soutenu Sari Nusseibeh quand celui a fait circuler une pétition contre les attentats suicide.
 
On peut lire mon statut de façon à dire: partout quelque soit la région, il y a peut être des bornés. Mais il y a toujours des belles voix libres.
 
Depuis le début, mon militantisme a toujours été de soutenir les voix libres de toutes les origines.

Mon témoignage personnel sur la lutte contre l’antisémitisme

Le truc, c’est que lorsque tu es juif, tu n’oses jamais dire que quoi que ce soit relève de l’antisémitisme parce que tu as peur qu’on te dise que tu pleurniches.

Pour faire écho aux paroles de Joann Sfar suite à la non retenue du caractère antisémite par la justice du meurtre de Sarah Halimi,si ça peut le  » rassurer » si on peut appeler ça rassurer ça n arrive pas qu aux juifs d avoir peur qu on minimise lorsqu on parle d antisémitisme

Moi dans ma lutte contre l antisémitisme je le sens aussi cette façon de minimiser voire s étonner que la cause de l antisémitisme me préoccupe particulièrement.

Et finalement plus je sens ce malaise plus ma détermination se renforce.

J ai évolué. Au début je justifiais cet intérêt particulier.
Maintenant je me dis je suis une militante libre et je choisis en fonction ce qui parle à mon coeur. J en ai un peu rien à faire si ça gène.

J ai eu des fois des gens qui m ont dit que je parlais trop de juifs ou même que j avais un problème avec les juifs. Ça c est une fille qui m a écrit sous un post où je demandais où se trouve la synagogue de nazareth pour m y rendre pour rendre hommage aux victimes de Toulouse.

D abord j aime les cultures juives. Et puis j ai une règle immuable: jamais me taire lorsqu’il y a un acte antisémite.
Or cette année entre la Tunisie et la France ça s est enchaîné. Chaque fois qu il y a un acte antisémite c est simple je gueule

J ai eu des réactions : encore tu parles de juif?

D abord en parler je ne vois pas où est le problème. Et puis comme je constate que certains rêvent la disparition du juif. Lorsque je constate dans un livre sur la musique arabo andalouse nulle part on parle de l apport des juifs.
Pour conforter ce jeune tunisien qui a publié un article où il racontait son malaise d être juif en Tunisie.

Pour ce juif algérien disant qu en Algérie il a peur de dire qu il est juif

Pour eux je parle haut et fort de cette culture juive que d autres ne voudraient voir car il n est pas question dans ce monde d accepter cette peur d être juif.
Toutes les cultures sont les fiertés du monde.

Un jour un politique tunisien m a dit : tu parles tout le temps de tes amis juifs. Je lui ai répondu: Au moins comme ça on ne pourra pas dire qu ils n existent pas.

 

Pour le maintien des spectacles de Michel Boujenah en Tunisie.

Un appel au boycott du spectacle de Michel Boujenah a été lancé en raison de ses positions sionistes. Le syndicat UGTT appelle également à l’annulation de son spectacle et à veiller qu’aucun festival tunisien ne le programme

Michel Boujenah a toujours été défenseur de son pays. Oui , la Tunisie est son pays et nul n’a le droit de le contester.

Très marqué par l’exil, la Tunisie a toujours été présente dans l’oeuvre et les déclarations de Michel Boujenah.

« La Goulette, le plus beau coin de la planète »

Acteur dans le mythique film  » un été à la Goulette »  il y chante le générique.

Sur scène, la Tunisie est toujours là. Il amuse le public en donnant la recette des bricks.

A la télé , l’amour pour son pays natal s’exprime avec humour ou en larmes.

« Tunisie berceau de l’humanité »   » la perfection créée par Dieu » « 

« La Reine Elizabeth vient tous les après-midis demander des conseils auprès de l’ambassadeur tunisien ». Dans la pièce d’à côté il y a la reine Elisabeth, qui est là tous les après-midis chez l’ambassadeur de Tunisie à Londres, pour lui demander des conseils parce que tout ce qu’ils font, ils demandent d’abord aux Tunisiens ce qu’il faut qu’ils fassent. […] Je dois vous quitter parce que je dois aller voir la reine qui attend à côté parce qu’elle a besoin de conseils ! »

Comment oublier ses larmes sur le plateau de Canal + après le 14 janvier 2011, ses appels vibrants à la solidarité avec la Tunisie?

Michel Boujenah un magnifique promoteur du tourisme tunisien.

Dès mai 2011, il a participé aux campagnes du gouvernement tunisien pour la relance du tourisme tunisien. Dernièrement sur le plateau d’On n’est pas couché,  il a balayé l’argument sécuritaire  en disant que le nombre de victime de terrorisme en France est supérieure qu’en Tunisie

Quand Michel Boujenah se fait le relai médiatique de la promotion du tourisme tunisien, il favorise les chances des créations d’emplois. Comment un syndicat comme l’UGTT peut appeler à l’annulation du spectacle de Michel Boujenah?

Comment affaiblir ainsi cette campagne internationale » La Tunisie, moi j’y vais »? ? On y pense au message terrible d’une annulation d’un spectacle de Boujenah?

Boycotter Michel Boujenah ne fera pas avancer les droits des palestiniens mais ça alimentera les rancoeurs et les blessures.

Depuis quand laisse t on des conflits extérieurs nuire à la Tunisie? Ne laissons pas le poison de la haine s’attaquer à notre Tunisie

Cette année nous commémorons la triste incendie de la grande synagogue de Tunis en 1967 poussant des tunisiens juifs à quitter la Tunisie. N’oublions pas leur déchirure.

Malgré cela, l’attachement et la fidélité à la Tunisie  restent intactes

« Je ne demande pas aux gens que j’aime de m’aimer » a dit dernièrement Michel Boujenah,

Et face à la campagne de ces derniers jours, sa belle réponse a été  » « Mon amour pour la Tunisie est supérieur aux campagnes de dénigrement ! » »

Assez de ces soupçons perpétuels  de manque de fidélité et de loyauté auprès de nos concitoyens juifs.

Au lieu d’un appel au boycott, reconnaissons l’Histoire de ces enfants de la Tunisie.

La Tunisie sans les juifs n’est pas la Tunisie. La culture tunisienne qui unit une belle diversité  d’origines riche de son Histoire plurielle est nourrie par la culture juive. Les synagogues, les traditions, les arts culinaires, les bijoux; les musiques juives font partie du patrimoine tunisien.
Celà fait des siècles que la Tunisie a eu sur ses terres des juifs. Quelle fierté d’avoir cette synagogue de la Ghriba lieu de pélérinage.
Souvenez vous de Habiba Mssika jouant « Patrie : les martyrs de la liberté » enroulée dans le drapeau tunisien et scandant des slogans indépendantistes et arrêtée par les autorités coloniales pour celà.
Réécoutez Georges Adda nous racontant la résistance du peuple tunisien pour son indépendance. Les murs de prison tremblant sous le chant des prisonniers accompagnant les condamnés à mort.  » c’est ça le peuple tunisien » disait-il fièrement. Des tunisiens juifs ont milité dans le parti neo-destour comme André Barouch
Ecoutez les chanson d’Henri Tibi.  » La Goulette c’est le plus beau coin du monde » sur Tunis  « je reve la Tunisie »

L’appel à l’annulation du spectacle  de Michel Boujenah c’est tirer des balles sur la Tunisie et son Histoire;

Le 19 juillet, maintenez le spectacle de Michel Boujenah. On ne peut accepter ni la censure ni les violations des droits de ce natif de Tunisie

Rions avec Michel Boujenah à Carthage et restons un pays uni riche de tous ses citoyens quelque soit les origines

 

 

Michel Boujenah, retour à la cause de mes 17 ans

C’est bizarre comment une cause une intuition te poursuit, te rattrape.
Vous le savez certainement si vous me lisez les histoires de fracture entre juifs et arabes à cause du conflit est un sujet qui m’a touché. Vivant en Tunisie, les histoires d’antisémitisme, et depuis le début avoir adopté la ligne soyons constructif.
On n’ a pas besoin de plus de haine. On serait bête de passer à côté des belles amitiés, la société s’appauvrirait en se laissant couler dans la division, séparation. Parfois ce sujet me paraît d’une banalité sans nom que je ne vois pas pourquoi mettre de l’énergie. C’est comme si on dit au printemps les arbres fleurissent.
Et puis quand en Tunisie la Synagogue de Djerba est attaquée, quand tu vois toutes ces tensions , quand éclate l’affaire de Michel Boujenah, hélas ce n’est pas banal.
Quand tu vas un an après à l’hypercasher commémorer l’attentat et des jeunes juifs sont hébétés quand tu leur dis: je ne suis pas juive  » merci d’être là » mais tu ne fais rien du tout d’extraordinaire. Tu suis juste ta conscience citoyenne.
Quand tu te souviens avoir convaincu dans un forum sur internet un israélien que tous les arabes ne sont pas intégristes ou pour les attentat suicides.
Quand un jour tu as réussi à convaincre un tunisien que tous les israéliens ne sont pas des fachos criminels
Quand tu te souviens avoir changé le regard de quelques personnes car sur ton stand à Dijon au Grand Dej des association tu as présenté des initiatives israélo palestiniennes et que tu as senti que ça réduisait les préjugés.
Quand le directeur de radio shalom dijon te dit que les auditeurs ont été bouleversé par ton passage annonçant ta manif contre l’antisémitisme où tu expliquais que c’est l’affaire de tous.
Je ne sauve pas du tout le monde. Mais tu sens qu’à ton échelle tu peux apporter quelque chose sur cette cause.
Tu as ton regard, ta ligne, ta pensée que tu ‘es forgée seule loin des pressions avec ta curiosité et ton ouverture.
Parce que tu en as marre des cycles de tension, parce que tu as tout simplement envie de paix ici ou ailleurs
Parce que tu sais par ton vécue la richesse infinie magnifique des amitiés sans frontières. Ce que tu gagnes à te mettre juste à écouter l’autre.
Parce que tu es une amoureuse d’un monde de métissage culturel.
Retour à cette cause de mes 17 ans: envie de m’engager dans le constructif, refuser l’importation ici du conflit israélo palestinien. Et défendre là bas toute initiative qui rapproche, qui permet la compréhension.