Pourquoi?

Pourquoi? Pourquoi?
Je cherche en moi
Je cherche dans mes mots dits, mes actes mes gestes.
Pourquoi? Pourquoi?
Je cherche dans mes défauts. J ai trop déconné? Qui n’a pas défauts sur cette terre.
Pourtant vous essayez bien d atténuer vos défauts. J ai toujours eu ces défauts. Pourquoi ils deviennent insupportables

Je me questionne Pourquoi je suis comme ça. Qu es ce que je peux faire mieux?
Pourquoi? Pourquoi?

Je t’ai aimé très fort. J ai voulu te rendre heureux.
Tu m as dit que tu n en pouvais plus de mes angoisses d être abandonnée. Que je t étouffais. Tu ne pouvais même plus écouter mon piano. Tu n en pouvais plus de moi.
Que tu ne m’aimais plus. L histoire était terminée.
Tu as claqué la porte. En entendant tes pas t’éloigner de moi en descendant les escaliers, je sentais la maison s’ écrouler.

Cette maison que tu as battit en moi avec tes promesses en forme « de toujours », celle qui me donnait cette « sécurité »affective , cette chaleur douce rayonnante hiver comme en été, elle n existe plus. Elle est en ruines. Elle est en cendres. J ‘ai froid en moi. Je grelotte

Je suis perdue. Je ne comprend rien.

Pas plus tard qu il y a trois mois, tu me disais que j étais précieuse pour toi. Tu étais heureux de me connaître. Tu pleurais de joie quand je jouais du piano pour toi le jour de ton anniversaire.

Je me souviens de ces beaux moments de marche en ville, de nos rires, de notre tendresse.

J ai tant fait confiance que jamais j imaginais parler de nos relations au passé.

J’imaginais un présent et un futur partagé.
Mais aujourd’hui cela demeure du rêve.

Tu es parti dans la rue. Tu ne t es pas retourné

Tu as pris ta voiture. Pas un regard.

Je n’ai plus de tes nouvelles.
Tu m as bloqué sur Facebook.

Tu m’as un peu flingué moralement

Tu as tué mon existence en toi.

Et je reste avec mon pourquoi.

Cette question me torture l esprit

Les pourquoi sans réponse sont une violence .

Tout le monde te dit d oublier, de vivre.

C est vrai, c est raisonnable.

Mais la douleur qui te ronge n’est pas raisonnable.

Elle ne s éteint pas comme quand on appuie sur une télécommande pour éteindre la télé.

On rêverait ces temps là d être amnésique et d oublier ce qui nous fait mal.

Pourquoi les êtres humains parfois se font violence.

Pourquoi ils ne se poseraient pas pour s écouter et se comprendre?

Pourquoi un jour on cesse d’avoir le plaisir de donner le sourire et la joie à l’autre?

Encore des pourquoi?

Hypersensible

C’est vivre toutes les émotions à mille doses. C’est être touchée en bien ou en mal par de toutes petites choses. C’est être très sensible aux mots, aux gestes.

L’hypersensibilité c’est vivre avec le sentiment d’incompréhension. D’être extra terrestre dans le monde.
Faire tout un chemin pour se dire: je suis hypersensible.Et je me fiche du regard et du jugement

L’hypersensibilité c’est le bonheur quand on est dans la création artistique. Là soudain, je ne sais pas pourquoi le monde non seulement comprend mais se met à me faire des compliments sur des choses où d’habitude dans la vie il me critique. C’est comme l’histoire des obèses qu’on va admirer dans les peintures au musée mais dans la vie on va s’en moquer

Depuis que je suis petite, on m’a toujours dit mais pourquoi tu prends telle chose avec tant de coeur.
On ne comprenait pas comment un mot pouvait me plomber le moral pendant un bout de temps.
Depuis que je suis petite, il me suffit de voir un sourire, un geste ou un mot affectueux pour être dans l’euphorie de bonheur. A l’inverse, l’absence d’un sourire, d’un geste ou d’un mot affectueux peut me faire beaucoup de peine.

Le jour où j’ai pu mettre le mot hypersensibilité à tout cela ça m’a libéré de questionnements.

C’est très difficile dans le monde réel.

On vous reproche d’être dans le trop. Vous aimez. Vous ne pensez pas faire de mal. Pourtant on vous reproche de trop aimer. On se moque de vous ou on vous rejette.

Depuis que je suis petite, j’ai toujours eu des remarques sur ma façon folle d’aimer. J’ai raconté les brimades en CM2 que j’ai reçu car j’étais passionnée par Brel. 20 ans plus tard, une fille m’a présenté ses excuses en me disant: « je ne comprenais pas pourquoi tu aimais de cette façon. Aujourd’hui, je fais écouter Brel à mes élèves et c’est toi qui me l’a fait découvrir. Je t’en remercie »

L’hypersensibilité, c’est aimer donner aux autres. C’est avoir de l’empathie pour les autres. Sentir les souffrances des autres et vouloir les atténuer. En permanence, la vie des autres vous touche. Mais parfois; on en a marre que vous suivez trop la vie des autres.
Là c’est l’enfer car vous devez moins donner. Et ça j’ai du mal.
Je cherche à donner du bonheur mais je n’y arrive pas. Car les autres en ont marre de moi. Quoique je fasse, mon trop plein de don lasse.

Mais j’ai une force, c’est que malgré les blessures et les déceptions, je n’ai jamais changé mes convictions pour les valeurs humaines qui sont des phares dans ma vie

Bienveillance,solidarité, humanité, empathie.

Rester moi-même et même si parfois c’est difficile.

Son destin vous hante

S engager pour sauver des condamnés à mort je l’ai fait

C est une lutte prenante essentielle difficile.

Là au bout…l échec signifie que quelqu’un perd la vie. Au bout c est l’irréversible.

J’ai milité pour des condamnés mort américains, iraniens, indonésiens.

Se soucier et s’ inquiéter pour des personnes qui par leur nom et leur histoire rentre dans la votre.

La seule arme les signatures.

Heureusement il y a ceux qui vous soutiennent

Hélas il y a ceux qui vous balancent leur indifférence.

Moi je ne peux pas rester indifférente quand il est question de vie humaine.

Puis il y a la date fatidique des exécutions.

Le matin vous vous levez. Vous savez que quelqu’un quelque part aux États Unis verra peut être son dernier jour.

Vous ne connaissez pas cette personne. Vous ne l’avez jamais rencontré.
Et pourtant ce jour là son destin vous hante.
Vous mangez. Le temps passe.
Ce jour là , l’horloge n’a plus la même sensation.

Les secondes qui passent c est banal.
Pour quelqu un c est le compte à rebours.

C est la dernière visite de la famille.
Des manifestants américains contre la peine de mort se rassemblent.
La gorge nouée.
Le dernier repas..

Et là une nouvelle tombe de dernière minute: la cour suprême des États Unis suspend.

Le soulagement.

Mais tout le rituel reprend quand il y a rejet comme ça a été le cas pour Troy Davis.

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Là on se dit ce n’est pas possible une grosse partie des témoins ont dit que finalement ils ont menti.

Mais la cour suprême estime qu il y a eu un procès.

Le rituel reprend: le jour se lève.
Les secondes passent.
Dernière visite de la famille.
Dernier repas….

Dernier tic tac ….

Puis la mauvaise nouvelle tombe: Troy Davis a été exécuté.

Et là vous êtes en rage.

Lire aussi mon engagement contre la peine de mort en Indonésie

Quand l’amitié devient une Antigone

Parfois on ne sait pas pourquoi les gens changent par rapport à vous.

Ils vous appréciaient. Ils ne vous apprécient plus.

Vous n avez pas le sentiment d avoir changé. Vous êtes comme vous vous êtes rencontrés.

Ils faisaient attention à vous. Puis ils ne vous voient plus.

Vous refaites le film: qu es ce que j ai fait pour que ça change.

Sûrement des maladresses et des défauts.

Mais ces défauts vous les avez eu depuis le début.
Peut être qu avec le temps ils ne supportent plus vos défauts.

Qu es ce qui explique qu un jour on n aime plus quelqu’un?

Vous êtes impuissants. Ils ont décidé de ne plus vous aimer.

Oui c est vrai aimer ou ne pas aimer est une liberté.

Mais les promesses …oui n engagent que ce qui les croient.

Vous aimeriez croire en un monde de confiance. Aussi un monde d’indulgence.

Si des amis un jour vous piquent une colère qui vous font mal.

Vous demeurez cet ami qui comprend que l autre passe dans une mauvaise phase. Qu il est lui même pas bien
Vous pardonnez à cet ami ce mal car recevoir la colère d un ami c est déroutant. L amitié est lieu du réconfort et de la douceur. Pas celle de la colère et de la violence

Mais tout en ayant mal vous offrez à cet ami l’indulgence comme pour lui dire: rassure toi je comprend que tu as mal et je suis toujours là.

L’accueillir et l’aimer avec la même force.

Passer sur les défauts et les mauvaises passes car l amitié est si forte que ce ne sont pas ces futiles bêtises qui vont les ébranler.

L amitié est profonde.

Mais parfois on ne sait pas pourquoi ça s arrête.

Comme une tragédie grecque avec le sort scellé. Antigone devait mourir. Malgré toutes les tentatives pour la sauver. Elle a décidé de mourir.

Il y a des amitiés qu on croyait finies qui renaissent comme  » on a vu souvent rejaillir le feu d’un ancien volcan qu’on croyait trop vieux.  »

Il y a des amitiés qui étaient si belles et fortes qu on a jamais imaginé leur fin.
C est pourtant la fin. Cet amitié est cette Antigone insauvable.

Il reste les beaux souvenirs et cette blessure de cet amitié perdu

Elle ne m’aime plus

Elle n’aimait plus rien en moi.
Je pouvais déployer tous les efforts du monde.
Elle n’y voyait qu’une agitation agaçante.
Je rendais mes pas les plus légers possibles.
Pour elle , c’était encore trop lourd.
Elle ne supportait plus le son de ma voix, la couleur de mes cheveux. Même quand je me taisais elle ne me supportait plus.
Moi je l’aimais toujours. Es ce une colère éphémère.
 
J’attendais patiemment la fin. J’en rêvais. Je désirais tant que ce cauchemar s’arrête. Des fois les personnes c’est comme les temps. On était en mode soleil. Et puis d’un coup, des nuages, des orages, de la grêle.
On attend l’arc en ciel pour célébrer une réconciliation
Parfois on ne sait pas pourquoi on vous pique une colère.
Vous n’avez pas changé. Vous êtes la même.
 
J’essaie de la retenir. Lui dire que je l’aime toujours.
J’approche ma main près de son visage pour lui effleurer la joue avec tendresse.
Elle se recule.
J’ai beau cherché au fond de moi tout l’amour que je lui porte.
Mais je suis une Don Quichotte perdue, finie.
 
Elle ne m’aime plus. Elle m’a rayé de sa vie.

Avec le temps, l’amitié ne s’ en va pas

Il est loin le temps où je recevais de lui des mots qui réchauffaient les nuits, qui mettaient de la douceur dans ma vie, qui remplaçaient la brume qui m enveloppait en ciel éclairé de toutes les couleurs. Comme ces merveilleux levers et couchers du soleil.

Ses mots m’emerveillaient autant que ces levers et couchers du soleil.

Ces instants majestueux où je profite de chaque seconde où je me rempli du beau.

Lorsque le soleil n était pas au ciel, il rayonnait en moi grâce à ses mots.

Aujourd’hui, quand il me vient des temps de fragilité, je repense à ses mots. Je me souviens du bonheur immense qui rentrait en moi, le sentiment d avoir une fontaine intérieure d’émotions qui giclait.

J’étais heureuse de recevoir ses jolis mots.

Il est loin. Il est ailleurs. Je ne vois plus son visage ni son ombre.

Le temps et les distances ne changent rien : je l’aime toujours comme au premier jour.

Mon vivre ensemble positif,humaniste et heureux

Pour moi le vivre ensemble reste un engagement . Même le premier de mes engagements. C’est une valeur haute de ma gauche.

Ce n’est pas parce que l’égalité n’est pas encore tout à fait réel que c’est une mauvaise  ou « faible » idée.

D’ailleurs égalité et vivre ensemble ça se rejoint.

Vivre avec les mêmes droits et les mêmes devoirs.

Vivre dans la solidarité, l’entraide. Vivre dans la curiosité, l’empathie de l’autre.

Ma vie personnelle est faite d’un aboutissement total d’un brassage culturel à l’infini.

Je suis fan du klezmer, du doudouk arménien. Je joue du oud, de l’accordéon; j’apprend l’hébreu je connais l’arabe, j’apprend la musique celtique au violon. Je rêve de chanter le blues grec: le rebetiko. Je suis fan de chanson française.

Je vibre aux combats féministes que ça soit les suffragettes européennes ou militantes saoudiennes pour la fin du régime discriminatoire honteux en Arabie Saoudite.

J’ai organisé des manifs pour les démocrates iraniens, russes, égyptiens ect.

J’ai des amis de partout. A l’école j’adorais rencontrer des amis du Mali, du Liban, de Bosnie, du Costa Rica et écouter les regards intérieurs. Je leur dois à ces rencontres ma conscience internationaliste; mon esprit ouvert éclectique.

Ce n’est pas parce que des exemples montrent des difficultés que le vivre ensemble est impossible.

Il existe aussi des exemples positifs. Ma vie est faite d’exemples positifs.

J’ai commencé ma vie militante au lycée puis après l’attentat contre la synagogue de la Ghriba en Tunisie.

Je sentais en Tunisie un esprit menaçant encore plus  » le vivre ensemble ».

Ben tu vois Sara c’est difficile le vivre ensemble.

Et ben moi j’ai dit non….Au lycée en plein conflit israélo- palestinien, dans mon groupe de musique à Tunis on chantait des chansons en hébreu; arabe, français, espagnol , turc, italien, anglais.

Après l’attentat de la Ghriba , j’ai enregistré une chanson contre le racisme avec mon ami Gabriel. Et à mon échelle; je militais pour rendre possible.

Je sentais à quel point ce conflit israélo palestinien pourrissait le vivre ensemble.

Très tôt sur le conflit israélo palestinien, j’ai pris le parti de défendre ceux qui militent pour la paix.

L’israélienne Ronit Elkabetz a dit dans un discours « Nous sommes condamnés à vivre ensemble ». Elle qui vit dans une région en guerre militait le vivre ensemble.
Les libanais savent à quel point le vivre ensemble est primordial pour éviter les guerres civiles meurtrières.

Le film libanais  » Maintenant on va où » montre des femmes militant pour le vivre ensemble.

Des tunisiens me disent que mes publications montrant des israéliens et des palestiniens militer ensemble changeaient leur regards.

Des israéliens que j’ai rencontré m’ont dit que je leur donnais espoir.

D’ailleurs c’est un combat qui m’intéresse: valoriser faire connaitre diffuser les messages de ces israéliens et ces palestiniens qui militent pour un vivre ensemble comme c’est le cas de l’ong israélienne  « Other Voice » fondée à Sderot militant pour la paix avec les palestiniens de Gaza

Alors Sara et ces tensions, ces  » vivre séparés » dont parle l’Express

Ces années en France, la conscience anti raciste se communautarise.

Lorsque Ilan Halimi a été assassiné , les manifestations étaient en grande majorité composées de juifs.

Lorsque Chaolin Zhang a été assassiné, les manifestations étaient en grande majorité composées d’asiatiques.

Lorsque j’ai manifesté au lendemain de l’hypercasher, une dame m’a présenté à des jeunes « elle n’est pas juive ».
Ces jeunes m’ont dit: « Quoi vous n’êtes pas juive et vous êtes quand même là? Merci, merci » Non non je ne fais rien d’extraordinaire c’est normal d’être là.

J’ai entendu la tristesse de solitude de personnes juives quand il y avait des crimes antisémites, il est vrai que la mobilisation ne commençait uniquement que lorsque les associations juives bougeaient.

C’est pourquoi lorsqu’il y a eu l’agression d’un couple juif à Créteil, j’ai pris l’initiative d’organiser une manifestation contre l’antisémitisme à Dijon. On me disait  » Mais pourquoi tu fais ça, tu es juive?  »

Pour qu’on n’oublie pas Ilan Halimi

Pour Ilan Halimi et toutes les victimes de l’antisémitisme

Les dérogations concernant les droits des femmes et la laïcité poussent au communautarisme et menacent donc le vivre-ensemble.

Des élus sont responsables de ce communautarisme. Lorsque pour gagner des voix ou penser acheter la paix sociale cèdent aux volontés communautaristes même si celles ci sont contraires à la République.

Je me souviens de cette exposition à Clichy La Garenne où la mairie a fait pression sur l’artiste Zoulikha Bouabdellah car son oeuvre « Silence » représentant des chaussures sur des tapis de prières choquait une association musulmane qui menaçait d’incidents.

A la liberté artistique, la mairie a choisi de protéger l’intolérance.

Toutes ces dérogations concernant les droits des femmes la laïcité car vous comprenez ces pauvres musulmans ils ne peuvent pas comprendre.

Le vivre ensemble ça ne se décrète pas. ça se veut.

ça ne suffit pas de le proclamer dans des discours consensuels lisses.

ça se revendique et ça demande de ne pas céder à l’hypocrisie.

Le vivre ensemble; ça demande le courage de défendre fidèlement les valeurs républicaines.

Le vivre ensemble, ça demande à s’écouter, se comprendre, s’entraider.

Le vivre ensemble c’est possible. C’est même un bonheur.