Notre-Dame-De-Paris: cauchemar, réalité, échos de l’Histoire,reconstruire

Hier quand j’ai regardé mon portable j’ai eu un instant le souffle coupé.Quelque chose inimaginable et pourtant on m’écrit que c’est le réel. Il y a effectivement un point commun avec le 11 septembre c’est ces quelques secondes où on a l’impression d’être transporté dans une autre dimension.

Est ce une mesure de protection de l’imaginaire pour bien revenir sur terre et réaliser les choses. Quelque soit la protection, le choc est là.
Et se dire être dans le siècle qui l’a vu brûlé. Entendre les autres siècles nous dire: mais enfin elle a traversé notre temps. Comment vous avez fait votre compte?

Les bâtisseurs antiques et médiévaux avaient ce don de construire des monuments qui résistent aux temps. On peut parader avec notre technologie. Mais eux sans celà ils savaient monter des oléodus, un colisée,un parthénon,des amphithéâtres de Carthage, El Jem, théâtre antique d’Orange des pyramides, les arènes d’Arles et de Nîmes, les remparts de Langres, des cathédrales de Paris, Chartres, Reims, Strasbourg, la muraille de Chine. J’ai toujours été fascinée par cette transmission de l’Histoire.

Recevoir ces héritages. Il a fallu combien de sueurs pour construire. On est là à contempler. Les bâtisseurs ont depuis longtemps quitté ce monde. Et nous sommes là regarder leurs traces.

Alors quand on nous annonce qu’un monument comme Notre Dame de Paris est en feu, ça m’a évoqué la destruction de la bibliothèque d’Alexandrie. ça m’a fait bizarre de vivre ce sentiment là. De vivre quelque chose d’ordre civilisationnel.

On sait bien que la vie a une fin mais pas les monuments pas l’Histoire. C’est terrible de mesurer, de craindre la fragilité de ce qui se dressait majestueusement pour l’éternité.

Celui qui posait les premières pierres ne la verrait pas finie de son vivant. La puissance des bâtisseurs, de l’oeuvre humaine. Elever une édifice. Tous ces petits personnages, tous ses détails. Ses imposants vitraux. Et l’impuissance humaine aujourd’hui. Se sentir si petit comme quand on le sentait quand on était à ses pieds. Mais cette fois ci se sentir petit face aux gigantesques flammes. Il n’y a qu’à l’intérieur de nous même que la tristesse dépasse la taille de Notre Dame de Paris.

Ce matin au réveil pendant un instant je me suis dit: ce n’est pas possible, j’ai fait un cauchemar où Notre-Dame de Paris brûlait. Si irréel. Et pourtant hélas ça a eu lieu.

Reconstruire. Prendre soin de nos monuments historiques.
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L’autre voix israélienne et palestinienne

ça y est je viens d’adhérer à la paix maintenant. Depuis le temps que j’y pense. Chaque fois que je lis leur publication j’ai un coup de coeur.
J’aime leur façon juste rigoureux et calme de traiter le conflit israélo-palestinien.
Je déteste les lignes portant la haine contre l’autre. Résultat de recherche d'images pour "la paix maintenant"

ça a toujours mon point de vue. Être au côté des israéliens et des palestiniens qui agissent contre la fatalité pour que ça change. Tant de belles initiatives.

Pour moi, le militantisme ça sert à construire. A faire avancer.
S’il y a un mot qui n’existe jamais chez un(e) militant(e) à mon sens c’est : fatalisme.

Même si on peut paraître rêveur utopique. Combien d’idées ont paru utopiques et pourtant un jour elles sont devenues réalités.

J’applique dans cette région du monde ma vision universaliste. Je n’accepte pas les généralités racistes ni contre les israéliens ni contre les palestiniens. Des deux côtés il y a des êtres humains qui ont droit à la vie, à la liberté, à la dignité, à la sécurité,

Pour moi les vies humaines sont sacrées.
Je suis triste quand un israélien est tué.
Je suis triste quand un palestinien est tué.

J’aime beaucoup cette organisation israélienne « l’autre voix ».

Ce sont des israéliens de Sderot qui à la fois veulent montrer aux palestiniens de Gaza que des israéliens comme eux veulent le dialogue avec eux. Des mots pas des bombes. Et à la fois « l’autre voix » ces israéliens veulent l’entendre cet autre voix palestinienne. Voilà écouter comprendre l’autre voix qu’elle soit israélienne ou palestinienne.

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L’hypersensibilité et la créativité

Heureusement que j ai la créativité. Elle est débordante.
Elle résorbe mon émotivité fougueuse.
Elle transforme mes zones sombres en couleur.
Elle m aide à résister aux tempêtes, aux noyades. Car c est le sentiment que j ai lorsque je suis emportée par les flots d émotions. Me sentir noyée. C est violent. Dans ces moments là je tiens grâce à la créativité et aux amitiés.
Ces temps ci elle m a aidé à me sortir seule de ces flots d émotions.

C est le point fort et la chance que m offre l’hypersensibilité. Le reste du temps l hypersensibilité me plombe la vie. Elle me complique les relations avec les autres. Mes bonnes volontés sont parfois balayées.

Mais dans la créativité tout change.
Ce qui me pesait devient léger.
La fragilité devient une force.

Dans la vie on me reproche les conséquences de ma fragilité.

Dans la créativité on me remercie d avoir touché donner cette émotion. Cette force là vient de ma fragilité.

Dans la créativité le laid devient beau.
Grâce à mon hypersensibilité, l empathie qui va avec je peux me glisser dans d autres peaux.

Dans la créativité mes émotions se sentent libres. Elles trouvent une place. Enfin. Dans la vie c est si petit. J ai l impression que mon corps est trop petit. Alors je sens que ça déborde

Dans la créativite, elles ne sentent plus l’excès.

La créativité c est un peu le pays des merveilles de l’hypersensibilité.

Pour une sécurité morale: »Bonheur pour tous »

Madame la présidente de l Assemblée Nationale ( oui un jour ça viendra)

Depuis longtemps nous avons connu les inégalités sociales.

Nous oublions les privés d’ amour, d’affection et d attention.

Les inégalités sociales existent encore hélas et méritent la solidarité nationale.

Nous devons continuer à veiller à l accès à la santé. Que chaque individu puisse vivre dans la dignité.

Il demeure une inégalité violente : entre ceux qui ont la chance d être entourés et ceux qui ne le sont pas.

Il y a ceux qui ont le droit à l attention et ceux qu on ne regarde même pas.

Il y a ceux qui ont la chance d’avoir un soutien moral et ceux à qui on dit : je ne suis pas disponible.

Il y a ceux qui trouvent de la chaleur qui rend leur vie plus douce et ceux qui ont le sentiment de s’ éteindre dans le froid. D être rongés par la solitude comme les vers bouffent les cadavres.

Nous disons souvent que la vie est sacrée. Encore faut il ne pas tolérer la mort sociale.

Comment vivre sans amour, sans affection et sans reconnaissance.

Dans ce monde, personne ne doit être privé de nourriture et de tendresse.

Je propose alors l’ouverture dans toute la France des maisons d’affection et de tendresse.

« Quand la vie impitoyable vous tombe dessus. On n’est plus qu un pauvre diable. Broyé et déçu » comme le chantait Bourvil, des lieux accueilleront ceux qui auront besoin de douceur.

Un lieu de répit pour apaiser des tristesses et des solitudes.

Un lieu chaleureux pour ceux qui souffrent d’une vie sociale froide.

Des câlins gratuits. Des sourires. Des mots réconfortants pour soigner les blessures.

Ainsi nous realiserons l’idéal de Missak Manouchian écrit dans sa lettre d’adieu: bonheur à tous.

Comme Gramsci, je hais l’indifférence

Je ne comprendrai jamais le silence du monde devant ton sort.
Toi syndicaliste, féministe, journaliste.
Ta liberté arrachée car tu as écrit, manifesté, pris des photos, car tu t’es exprimé.
Je ne comprendrai jamais l’indifférence du monde devant cet injustice.
Ta place n’est pas derrière les barreaux. Mais chez toi avec tes enfants ton amoureuse. Pourquoi n’as pas tu le droit de jouir de ta vie comme ailleurs?
J’ai toujours le coeur qui bat fort quand je lis ton histoire.
On m’a souvent dit que je faisais beaucoup pour des gens comme toi.
Mais moi j’ai grandi avec cette conviction: quand on sait, on a le devoir d’agir.
Quand on a connaissance d’une injustice, c’est de faire ce qu’on peut pour y mettre fin. D’user de tous nos moyens.
Le plus cynique dans ce monde c’est que ceux qui ont du pouvoir ont peur de froisser. Et toi qui n’est pas président pas ministre tu as le courage de te dresser face à des systèmes sans pitié . Certains ont peur de parler aux dirigeants chinois des prisonniers politiques mais l’étudiant chinois de Tiananmen n’a pas eu peur de se dresser face à la file de chars. Pour des questions de commerce, on met des tables sans femme pour accueillir des dirigeants iraniens mais Majid Tavakoli étudiant iranien, s’est photographié avec un voile pour dénoncer l’obligation des femmes de le porter. Il a fait 8 ans de prison pour ça.

Je ne comprendrai jamais comment des vies derrière les barreaux pour avoir défendu la liberté,la dignité ne font pas plus de bruit.

Moi à chaque lecture de ces vies,je suis prise d’une révolte.

J’ai organisé des manifestations. Je crée. Quand je peux assister à des actions militantes j’y suis. C’est toujours une expérience humaine forte.

Rencontrer un tchétchène qui m’a dit pas une seule famille en Tchétchénie n’ a pas été touchée par un enlèvement, un assassinat.

Voir l’admirable Pinar Selek sur une tribune raconter qu’elle est venue malgré les menaces. Elle qui a écrit le merveilleux « Parce qu’ils sont arméniens ».

Rencontrer des chinois qui ont participé à Tinanmen me montrer des photos de l’époque.

Rencontrer à Tunis un kurde syrien au forum social mondial voyager avec lui, me dire qu’il est content de ma solidarité quand il s’est fait insulter. Mais très discret et humble. Et dans un journal je lis son portrait, apprendre que c’était un opposant kurde important à Assad, qu’il a fuit, qu’il a vécu dans la clandestinité.

Rencontrer un des fondateurs de la ligue iranienne des droits de l’Homme.

Manger avec un colombien qui m’a dit cette phrase  » quand je sors de chez moi en Colombie, je ne sais pas si je vais rentrer vivant ». Il est avocat et défend les victimes des paramilitaires.

J’aime ces moments où je me met en mode observatrice écoute. Je me nourris de ces récits et témoignages. Et je garde celà dans ma mémoire quand je passe au combat.

Se battre pour faire entendre ces voix.

Je hais l’indifférence comme l’écrivait Antonio Gramsci

Gilet jaune, gilet vert,République,liberté et dignité humaine

Je trouve que ce que révèle le mouvement des gilets jaunes, c’est une France où les gens ne se rendent pas compte de la vie des autres.

Dans cette histoire la généralisation est caricature. Beaucoup d’hypocrisie gouvernementale, des vautours qui profitent du désespoir social. Un mouvement si diverse que la généralisation ne peut pas marcher.

Mais la généralisation ça arrange…C’est pratique. On sort les connards racistes en disant: « tu vois c’est des racistes, et t’as vu quand ils livrent les migrants »…

Bon cette critique serait crédible dans une France qui ne dirait pas non pour accueillir les migrants de l’Aquarius, abolirait le délit de solidarité et crierait au scandale quand on livre des soudanais à un régime criminel qui les torture à leur arrivée. On n’a pas le droit d’expulser des gens qui ont leur vie menacé.

En face, t’as ceux qui souffrent de la situation sociale. Pourtant les journaux les documentaires montrent cette misère sociale. Les loyers trop chers. Les salaires bas. Les travailleurs pauvres. Le chauffage trop cher.

Il y a des décisions politiques qui n’impactent pas les salaires élevées. Les baisses d’allocations , les augmentations de taxes pour ceux qui ont déjà du mal, pour ceux qui se privent déjà de soins de santé, pour ceux qui ne peuvent pas s’accorder des loisirs.

Il y en a qui ricanent devant les revendications de droits sociaux, ça dans toute l’histoire sociale on a toujours ricané devant les revendications des droits sociaux.

L’interdiction du travail des enfants ça va pas, ça va ruiner l’économie.

L’abolition de l’esclavage, ça va pas, ça va ruiner l’économie.

Le documentaire la sociale montre comment dès le départ et jusqu’à aujourd’hui il y en a qui ont combattu l’idée d’une sécurité sociale.

Non mais c’est vrai c’est quoi cet Etat social qui empêche de faire des frics sur les histoires de vie ou de mort des gens.

Les vautours que sont l’extrême droite évidemment sont présents. Mais je pense que la gauche a bien fait d’y participer de ne pas laisser le champs libre , de ne pas laisser l’extrême droite se montrer hypocritement comprendre la détresse sociale.

Surtout que l’extrême droite est déjà populaire dans les zones rurales profitant du recul du service public, et l’augmentation de taxes impactant la voiture a forcément un écho dans les campagnes car il n’y a pas le choix.

On est obligé de prendre la voiture pour aller à l’hôpital qui se trouve à une demi heure ou avoir accès au service public.

Ayant de la famille vivant à la campagne, je sais ce que c’est les mouvements pour la préservation d’une gendarmerie, d’un bureau de poste, des lignes de train menacés.

L’environnement, l’écologie..
Moi je me sens plutôt proche du mouvement des gilets verts.

Le gouvernement est plutôt hypocrite. Là pour la taxe il sort l’argument écologique. Alors qu’il autorise l’importation de l’huile de palme qui cause la déforestation. Et le forage en Guyane.

Il y a ceux qui n’ont pas le même discours selon d’où viennent les critiques: Quand les gilets jaunes réclament à la fois les baisses d’impôts et plus de service public, on se moque d’eux en leur disant qu’ils sont incohérents.

C’est vrai baisser les impôts et plus de service public c’est incohérent.

Mais les mêmes personnes vont trouver très bien les baisses des impôts par le gouvernement « pour le pouvoir d’achat ».

Ce pouvoir d’achat qu’utilise le gouvernement pour masquer sa mauvaise politique:

il dit la baisse d’impôt, c’est plus de pouvoir d’achat.
C’est faux. La baisse d’impôt c’est moins d’argent pour les services publics.

Il dit « baisse des charges c’est plus de pouvoir d’achat »
C’est faux, la baisse des cotisations sociales c’est moins de prestations sociales.

Les violences ne sont pas acceptables. La Marianne défigurée, c’est du n’importe quoi.

Les foulards rouges réclament le retour de la République.

Mais avant l’apparition des gilets jaunes, trop de gens en France vivent dans la précarité.

Moi je suis pour une République libre, démocratique, sociale, juste, laïque, féministe, fraternelle.

On ne peut pas dire que tout va normalement en France quand des logements s’écroulent à Marseille ou que chaque année des gens meurent de froid dans la rue.

Je l’assume et je le revendique, je suis une citoyenne militante exigeante.

Je sais que la France est un pays de libertés et est sociale.

Mais les acquis se défendent toujours.

L’inégalité existe toujours et l’inégalité c’est insupportable.

La République digne de ce nom pour moi ne met aucune hiérarchie entre la liberté et la dignité humaine.

J’exige les deux

Pourquoi?

Pourquoi? Pourquoi?
Je cherche en moi
Je cherche dans mes mots dits, mes actes mes gestes.
Pourquoi? Pourquoi?
Je cherche dans mes défauts. J ai trop déconné? Qui n’a pas défauts sur cette terre.
Pourtant vous essayez bien d atténuer vos défauts. J ai toujours eu ces défauts. Pourquoi ils deviennent insupportables

Je me questionne Pourquoi je suis comme ça. Qu es ce que je peux faire mieux?
Pourquoi? Pourquoi?

Je t’ai aimé très fort. J ai voulu te rendre heureux.
Tu m as dit que tu n en pouvais plus de mes angoisses d être abandonnée. Que je t étouffais. Tu ne pouvais même plus écouter mon piano. Tu n en pouvais plus de moi.
Que tu ne m’aimais plus. L histoire était terminée.
Tu as claqué la porte. En entendant tes pas t’éloigner de moi en descendant les escaliers, je sentais la maison s’ écrouler.

Cette maison que tu as battit en moi avec tes promesses en forme « de toujours », celle qui me donnait cette « sécurité »affective , cette chaleur douce rayonnante hiver comme en été, elle n existe plus. Elle est en ruines. Elle est en cendres. J ‘ai froid en moi. Je grelotte

Je suis perdue. Je ne comprend rien.

Pas plus tard qu il y a trois mois, tu me disais que j étais précieuse pour toi. Tu étais heureux de me connaître. Tu pleurais de joie quand je jouais du piano pour toi le jour de ton anniversaire.

Je me souviens de ces beaux moments de marche en ville, de nos rires, de notre tendresse.

J ai tant fait confiance que jamais j imaginais parler de nos relations au passé.

J’imaginais un présent et un futur partagé.
Mais aujourd’hui cela demeure du rêve.

Tu es parti dans la rue. Tu ne t es pas retourné

Tu as pris ta voiture. Pas un regard.

Je n’ai plus de tes nouvelles.
Tu m as bloqué sur Facebook.

Tu m’as un peu flingué moralement

Tu as tué mon existence en toi.

Et je reste avec mon pourquoi.

Cette question me torture l esprit

Les pourquoi sans réponse sont une violence .

Tout le monde te dit d oublier, de vivre.

C est vrai, c est raisonnable.

Mais la douleur qui te ronge n’est pas raisonnable.

Elle ne s éteint pas comme quand on appuie sur une télécommande pour éteindre la télé.

On rêverait ces temps là d être amnésique et d oublier ce qui nous fait mal.

Pourquoi les êtres humains parfois se font violence.

Pourquoi ils ne se poseraient pas pour s écouter et se comprendre?

Pourquoi un jour on cesse d’avoir le plaisir de donner le sourire et la joie à l’autre?

Encore des pourquoi?