Triste fin pour le centre de la chanson

Le centre de la chanson est contraint de fermer à cause des baisses des aides de la Drac Ile de France, la Sacem et l’arrêt total des aides de l’Adami

28 ans de service pour les artistes en herbe qui rêvent de vivre de leurs passions.

La chanson française c est pourtant un des adn de la culture…la rencontre entre poésies et musiques… des univers . Des libertés…des individus..des paumes ..des rêveurs

Des plumes et des notes  accompagnant une rencontre.. des instants de vie..
Des instants de solitude…de pleurs..
C est un témoignage de cette France littéraire qui chante dans les cabarets,les cafés ,l Olympia

La chanson :un art mineur?
Pourtant le temps de labeur nécessaire pour associer un beau texte et une mélodie.

Évoquer des histoires en 3 minutes. Brosser des portraits de mendiants,d amante,d ouvriers,de bigotes,d anarchistes.. C’est tout un art exigeant.

Se méfier de ce qui a une apparence facile,anodine.

La fermeture du centre de la chanson c est la clôture d une pépinière. Un lieu de solidarité d entraide de découvertes et de passion.

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Le vote anti-FN, c’est Benoît Hamon

Un air ambiant invite les électeurs de gauche à taire leurs aspirations. Un chantage facile sur leur conscience, le temps n’est plus de rêver encore le progrès social, résous toi à voter pour un candidat de centre droit: Macron.
“La gauche n’a aucune chance d’être au second tour”. Comme un oracle grec, on nous invite à subir un sort qui nous serait prédestiné.
Mais les élections, ce n’est pas le sort ni le destin qui le décide, mais les votes. Si les gens veulent la gauche au second tour, ils peuvent voter pour que ça soit ainsi.
Une élection est bien trop sérieuse pour se laisse emporter pas des idées réductrices: Macron plutôt que la Pen.
Vous avez lu le programme de Macron et sa cure d’austérité promise? Il vous parle d’économie alors qu’il est plein de gaspillage dans les cadeaux fiscaux. Un programme classique de droite de baisse de nombre de fonctionnaires. Comme sous Sarkozy. On a le droit d’être pour ces options. Mais on ne peut pas dire que celà c’est la gauche.
Face à un programme qui annonce une crise sociale, je vote pour un programme qui prépare l’apaisement social. Le programme de Benoît Hamon est mûrement réfléchi. Il est le seul à aborder des questions concrètes du quotidien: perturbateurs endocriniens, burn-out, vieillissement. Il ne fait pas le pari de la brutalité, de monter les uns contre les autres, mais celui de la justice, de la modernisation de la démocratie.
Moderne..On veut nous faire croire que les reculs sociaux c’est moderne. Non le progrès social c’est de la modernité.
Et puis qu’importe au quel siècle nous vivons, la dignité reste une règle de vie essentielle.
Benoît Hamon est victime d’un climat pourri des affaires, de manque de loyauté et du fatalisme. On a toujours fait croire que les nouveaux droits menaçaient. L’abolition de l’esclavage et la fin du travail des enfants allaient ruiner l’économie. C’est le plus dur quand on défend le progrès: convaincre que c’est possible. C’est pour ça que Barack Obama a eu comme slogan “Yes We Can”. Faire face au fatalisme.
Le progrès est possible quand la gauche s’unit et quand la volonté vainc le fatalisme.
Ne croyez pas ceux qui pensent que les droits sociaux sont des entraves. Ils sont une force.
On n’a pas à opposer le droit du travail au droit au travail. On vous fait croire gagner en baissant les cotisations sociales ou avec les cadeaux fiscaux. On vous fera perdre un droit social, un service public.
Je suis fière de la France des conquêtes sociales et de la solidarité. Je dis ça pour ceux qui se moquent de ce modèle social.
C’est grâce à la solidarité collective si la France ruinée s’est relevée après la guerre.
Pour continuer le chemin du progrès social et de la solidarité: je vote pour Benoît Hamon.
Face au désespoir social promis par le programme Macron et sur lequel les extrêmes se développent, je vote pour l’engagement pour une vie meilleure pour tous.
Comme le disait Missak Manouchian : “Bonheur à tous”
Benoit-Hamon-2017
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Antisémitisme maghrébin: pas de tabou!

La période qui me passionne le plus de l’Histoire arabe est ce qu’on appelle la « Nahdha ». La renaissance. Une époque où ce monde arabe se remet en question pour comprendre son retard alors tous les tabous sont abordés, un foisonnement culturel passionnant, l’introduction du théâtre, l’invention du mot socialisme en arabe.

Alors voilà comme cette période ma pensée est libre sans tabou. J’aime toutes ces révolutions culturelles du monde de la movida à la Renaissance culturelle de Harlem où tout est remis à plat; où tout est possible;où on pense, on crée et on s’en fout des tabous.

Voilà je m’en fous des tabous. Ma critique est libre. Je ne la fais pas pour plaire ou non mais parce qu’elle me paraît juste.

Alors ceux qui s’offusquent quand je me met à critiquer le monde arabe  sur la question de l’antisémitisme d’abord ne m’arrêteront pas puis ce sont eux qui ne l’aiment pas. Vouloir maintenir la bêtise l’obscurantisme j’appelle pas ça aider. J’avoue je n’imaginais pas que parler des minorités dans le monde arabe allait être si dure. Tout pays a dans son histoire des pages lumineuses et sombres.

Il existe aussi des arabes racistes, antisémites. Il y a même eu des arabes esclavagistes. Il serait bon de dénoncer toute l’esclavage; celle pratiquée par l’Europe, celle pratiquée par les Etats-Unis et celle aussi pratiquée par les arabes. Ce n’est pas la réponse » mais les arabes ne peuvent pas être antisémites, ils sont sémites » qui va me noyer le problème.

Attention tous les arabes ne sont pas racistes, antisémites.ça va de soi. Etrange toujours de rappeler des évidences. De se battre pour des évidences; pour une réalité.

Arrêtez de nier la réalité. Après les juifs, ce sont les chrétiens qui s’en vont. En Afrique du Nord, les noirs sont victimes d’une chasse épouvantable.

Dire celà n’est pas être raciste. Arrêter ce chantage de mot  » raciste, islamophobe ». Tout racisme doit être dénoncé d’où ça vient. Je ne pensais pas écrire un tel post.

Mais mes critiques contre l’antisémitisme cette semaine ont valu des échanges qui mêlaient négations et attaques. On m’a reproché de m’en prendre à deux maghrébines et de dénoncer le tabou de l antisemitisme en Algérie. 

En effet, je remarquais que la députée tunisienne Asma Abou El Hana (1)et la sociologue Nacira Guénif avaient tout deux la même tolérance pour les expressions antisémites. 

Je conteste celà. Les mots ont du poids. Il n’existe pas un antisémitisme tolérable car c’est du langage courant. Il y a l’exigence absolue de garantir le respect total envers les citoyens juifs quelque soit le pays, l’endroit. Je me bat autant contre l’antisémitisme en Tunisie, en Algérie, en France ou ailleurs. Je déplore que les juifs soit un sujet tabou en Algérie alors qu ils font partie de son Histoire.

Nulle part l’antisémitisme n’est acceptable.Les juifs méritent l’effort d’un langage sans propos insultant et humiliant à leur égard.Quiconque à leur place bondirait d’entendre un mot déplacé.

L’Histoire du racisme montre que ça commence par des mots et ça finit par des meurtres.

L’antisemitisme maghrebin  n est pas le seul. Helas il est universel comme doit l être sa condamnation.Il existe des expressions françaises antisemites.

 J ai visite récemment le cimetière juif de Bourbonnes les bains en Haute Marne. J ai été frappé par son isolement. Ça en dit long sur un antisémitisme rural.

Mais nulle part on doit accepter la banalité de l antisemitisme. Que les expressions antisémites soient reléguées aux pages sombres de l Histoire. Qu’ils soient bannis de notre présent.

Nulle stigmatisation quand on critique un antisémitisme maghrebin. Juste refuser l antisemitisme quelque soit la provenance.

Voyez vous, malgré les attaques, je continue à écrire sur ce sujet. Je suis libre et personne au monde décidera de mes choix de sujet; d’écriture, de mes engagements. Ouverte et LIBRE!

(1) Cette députée tunisienne a utilisé l’expression « Juifs, que Dieu m’en préserve »

(2) Au procès de Bensoussan, Nacira Guénif déclare que « l’insulte « espèce de juif, mes excuses » souvent utilisée en arabe « est passée dans le langage courant et ne signifie pas la haine des juifs (…) C’est une expression figée qui fait partie du langage courant. Déshistoriciser des expressions, dit-elle c’est essentialiser ».

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Syrie: on le sait mais on ne fait rien

Je ne m’habitue pas. Pourtant ce n’est pas nouveau. Mais chaque info tombe sur moi comme un coup de matraque sur le dos. Chez moi, ceci n’est qu’une image. Mais pour ces syriens, ce n’est pas une image figurée. C’est une réalité.

Dans ce monde, on peut torturer à sa guise à grande échelle sans que ça ne provoque une mobilisation. Au mieux des mots au pire l’indifférence ou plus abject la collaboration.

On ne peut pas dire qu’on ne le sait pas. Depuis la révolution syrienne, régulièrement témoignages individuels et ONG rapportent ce qu’on croyait appartenir au passé. Au « plus jamais ça ».

7 février Amnesty International sort un rapport sur la machine à exterminer de la prison de Saydnaya . De 2011 à 2015, 13000 personnes pendues et 17000 morts sous la torture.

Signer la pétition d’Amnesty Internationale

Mediapart publie en même temps une enquête sur les viols d’enfants utilisés comme arme de guerre

Tant de témoignages, d’écrits, de preuves

Avant cela, le rapport César montrait des clichés des morts sous la torture. « Les clichés de César ont une valeur historique évidente. Elles constituent la preuve accablante de l’existence d’une machine de mort industrielle, et ne peuvent que renvoyer à d’autres images des crimes de masse du XXe siècle, pour lesquels le qualificatif de « crime contre l’humanité » a été inventé. «  écrivait Luc Brunner, directeur de la rédaction du Monde.

Avant cela ; tant de témoignages sur la brutalité dans les prisons de Yassin Salah El Haj à Aram Karabet , de Michel Kilo à Mustapha Khalifé et tant d’autres : les tortures à morts des milliers de personnes n’ont pas commencé avec la révolution.

Avant cela, Human Rights Watch recensait dans « L’archipel de la torture » 27 centres de détention.

Avant le début de la révolution, le régime réprimait toutes voix réclamant des réformes de la Déclaration de Damas à la Déclaration Damas-Beyrouth.

Avant cela, Samir Kassir décortiquait minutieusement ce régime d’Assad avant d’être assassiné.

Avant cela , en 1982, la ville de Hama était presque entièrement détruite.Entre 20000 et 40000 personnes furent tués.

Tant de témoignages, d’écrits, de preuves. Pourtant rien n’a arrêté ce régime assassin. De temps en temps des haussements de voix. Et la plupart du temps fermer les yeux et se donner bonne conscience en disant c’est mieux que ces intégristes. Même si seuls les cravates et les costumes les séparent, pour le reste,c’est la même barbarie.

Je refuse l’indifférence. Au moins tout faire pour que ce qui se passe là bas ça se sache. Je ne veux pas être complice du silence.
Manifester, écrire, diffuser c’est tout ce que je peux faire. Alors je le fais, c’est un minimum.
Depuis 5 ans, la honte, l’impuissance me poursuivent.
Des gens m’ont pris pour une syrienne.
Oui, mon coeur est syrien. J’ai à la fois envie de hurler ma révolte mais à la fois je peine à trouver des mots. C’est indicible.

Le monde se modernise. Technologies à tout va. Mais on ne sait pas toujours arrêter des crimes de guerre et d’humanité.

Pire, on laisse faire.
Ce que ça veut dire laisser faire.
Délivrer des enfants, des femmes et hommes à des bourreaux.
N’importe qui de nous à leur place implorerait le monde de venir nous sauver.
J’ai honte de ce monde qui arrive à rester immobile pendant que des vies humaines sont détruites.

Des Mozart qu’on assassine. Des Jean Moulin qu’on torture à mort.
Des Sophie Scoll qu’on pend.

De quoi réécrire un En attendant Godot syrien.
De quoi devenir aussi désespéré que Stefan Sweig

Toutes ces cérémonies du souvenir…c’est déjà ça.
Mais on ne pourrait pas agir pour que des gens restent vivants.

Où est le progrès? Où est l’humanité?

Am(i)s syrien-ne-s pardon.

Lire également:

Shoah, Syrie, Soudan: “Plus jamais ça”

Sarajevo manifeste pour Alep

 

 

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Souris encore!

Au fond de mon trou,  les brouillards couvraient mes pas, je ne savais où aller. Comme une Don Quichotte traversant le désert.

Prisonnière des folies , des tourmentes,  des violences, je me recroquevillais et je rêvais à un sourire, un regard tendre, une main affectueuse qui calmerait mes peurs, mes angoisses.

Au milieu de ce torrent , je trouvais refuge en toi. Je m’accrochais à toi. Tu étais plus fort que mes chaînes. Avec toi, je partais ailleurs. Tu me montrais la vie. Tu me prenais dans tes bras.  Je découvrais la tendresse.Je me blottissais contre toi. Mon corps froid se réchauffait sous ta douceur. Dans ma nuit,tu étais ma lumière.

J’aimais ta passion. Elle m’enivrait. Elle me remuait. Elle me transportait comme sur un cheval .  Je riais avec toi. Tu m’as offert tes rêves. Je les ai regardé, ils m’ont dit : Si tu as envie d’une chose, vas y, fonces

Avec toi j’oubliais la petite taille de ma geôle. Comme un magicien, tu transformais ma tristesse en émerveillement, mes désespoirs en rires. Avec toi je respirais l’air pur de la liberté. C’était chaud comme un matin de printemps. Tu me prenais par la main. Tous les deux on traversait des champs de coquelicots. Je pleurais de joie: pour la première fois, je recevais dans mon coeur de l’amour.

Puis nos routes se sont séparées. Je suis sortie de ma geôle. J’ai fait mon chemin. J’ai poursuivis mes rêves. Je découvre encore la vie.

Je t’ai retrouvé. Je t’ai reconnu au son de ta voix. Tu n’as pas changé.

Souris encore. Tant de nos folies me reviennent. Le souvenir d’être rattrapée par toi quand je me croyais tomber dans le vide. Le souvenir du bonheur d’être avec toi.

Aujourd’hui tu es parti mais il reste en moi quelque chose de toi qui vit et vivra.Tu m’as laissé ce cadeau planté en moi. Les jours sombres, repenser à ton sourire.

Ce soir allongée sur l’herbe, les larmes coulent sur mon visage. Au dessus de moi dans le ciel, une étoile s’allume, je suis sûre que c’est toi.

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Lettre à Yaacoub

Cher Yaacoub,  sois fier d’être juif. C’est ce que je dis à chaque juif tunisien qui me raconte ce que je lis dans ton texte bouleversant. (http://spotmag.tn/Quinq/Articles/Details/2884

Yaacoub, c’est un joli prénom. Il est aussi tunisien qu’un Mahomed.

Tu es chez toi en Tunisie. Honte à ceux qui le contestent . Honte à cette propriétaire qui t’a refusé un logement lorsqu’elle a su que tu étais juif. Elle devrait être plus effrayée par sa bêtise que par un prénom juif. Elle insulte la Tunisie. L’antisémitisme n’a sa place nulle part.

La révolution tunisienne a été réalisée autour des slogans liberté, dignité, égalité.

Il n’est pas normal qu’un individu ait peur à cause de ses origines.

Nous devons nous battre pour toi Yaacoub, pour que tu puisses vivre tranquillement.

On n’a pas à te faire supporter un conflit extérieur. Tu es tunisien , enfant de ce pays.

Juif n’est pas synonyme de soupçons, de traître, il est synonyme de mon voisin de mon ami de mon frère.

Il est temps de reconnaître l’Histoire des Juifs de Tunisie, de l’enseigner à l’école. Qu’il n’y ait plus un enfant étonné d’entendre un juif parler arabe à Hammamet comme l’a raconté André Nahum. (http://www.harissa.com/news/article/je-suis-juif-tunisien-par-andre-nahum)

Beaucoup de gens sont partis de la Tunisie blessés car  ils n’étaient pas considérés comme des citoyens comme les autres. Ils ont pourtant aimé et aiment toujours la Tunisie.

Sans les juifs, la Tunisie ne serait pas la Tunisie. Parmi les bâtissseurs de ce pays; il y a des juifs.

Je fais le serment de me battre pour préserver cette culture juive tunisienne qui est aussi mon histoire.

J’ai commencé cette lutte à 17 ans quand je percevais cette question.

C’est elle qui m’ a fait naître militante ne supportant pas l’injustice.

C’est elle qui m’a planté au coeur ma première révolte.

Je pourrai être abattue de continuer à lire à voir des témoignages tristes.

Mais je ne baisse pas les bras; je reste fidèle.

Mes chers concitoyens, je vous aime et je vous demande pardon pour les injustices et les ingratitudes que vous avez subit.

A Belleville chaque fois que je rentre dans un restaurant juif tunisien, je ressens de l’affection et de la tendresse pour ces inconnus propriétaires, mes concitoyens. J’imagine la dure cassure de leur exil. Malgré cela ils demeurent fidèles. Personne ne leur enlèvera leurs origines.

Je te salue fraternellement Yaacoub.

Lire également:

Je suis Yoav Hattab

Vive l’hypercasher

Un arbre pour Ilan Halimi

Pour Ilan Halimi et toutes les victimes de l’antisémitisme

Pour qu’on n’oublie pas Ilan Halimi

 

 

 

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L’indifférence à l’empathie

Je connaissais l’indifférence aux malchanceux qui ont trébuché dans la vie, aux sans-abris dormant au sol, je connaissais l’indifférence aux sans-grade, sans-poste, juste des êtres humains. Ce n’est pas assez noble juste un être humain.

J’ai découvert l’indifférence à l’empathie. Elle est violente et blessante comme toute indifférence.

Je ne sais pas vivre sans faire attention aux autres. J’aime les autres avec passion.

Je ne sais pas vivre sans passion. J’aime donner.

Il m’est arrivé ces derniers temps de donner jusqu’à épuisement. Je ne sais pas faire les choses à moitié.  Je ne sais pas être avec les autres modérément. Chez moi; tout est entier.

Dans le plaisir de donner, il y a simplement le bonheur de voir un sourire; faire du bien à quelqu’un .  C’est beau de voir quelqu’un heureux. Sentir qu’on a réussi à apporter de la douceur dans une vie.

Mais cette vie impose des épreuves inattendues. Comme cette indifférence à l’empathie.

Mettre toute son énergie, donner son temps pour apporter de la joie dans un coeur humain mais repartir rejetée. « Tu ne m’intéresses pas. Tu ne vaux rien »

C’est là que commence l’épreuve de la vie.  Des voix invitent à cesser de se soucier d’autrui; à vivre sa vie en s’en fichant des autres. Bien sûr j’ai ma vie. J’ai des rêves, des projets.

Je n’arrive pas à vivre avec les gens autour de moi en étant indifférente.

D’abord, l’humain compte beaucoup pour moi. ça ne coûte rien et ça n’a pas de prix.

Puis quand je perçois quelque chose que je peux faire pour quelqu’un, je le fais.

La solidarité, c’est ma conception et mon éthique de vie.

Le monde est plus beau avec la solidarité. C’est mon idéal.

Alors quand on reçoit cette indifférence, une vilaine voix pousse à abandonner, renoncer.

Je me sens comme ces « amputés du coeur qui ont trop ouvert les mains » comme le chantait Jacques Brel dans sa magnifique chanson Jojo.

Ce coeur reprend la main: mais Sara tu ne vas pas laisser te transformer par l’indifférence.

Tu ne fais rien de mal. Restes toi même ouverte au monde. Tant pis pour les indifférents de l’empathie.

Alors je reprends ma vie fidèle à moi même. Vivre ma vie, réaliser mes rêves et continuer à garder les mains, les bras ouverts, le sourire au lèvres, les mots remplis d’empathie prêts à voyager, cherchant des coeurs pour les réchauffer.

Les indifférents ne me changeront pas.

 

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